L’action du Centre Socioculturel Étincelles puise sa source dans l’histoire des centres sociaux nés en Angleterre à la fin du XIXème siècle et qui se multiplient en France à l’aube du XXème siècle.

Les premiers centres sociaux

Ils sont issus des “œuvres sociales” qui considéraient que les habitants ouvriers devaient s’organiser localement pour prendre leur vie en main. En 1922, à l’occasion d’un Congrès international, la Fédération des Centres sociaux et socioculturels de France (FCSF) est créée, à l’initiative de Marie-Jeanne Bassot.
Leur développement s’amplifie après 1945 grâce à l’investissement de l’Etat. Leur expérience, leur implantation au cœur des espaces de vie quotidienne, leur gestion locale et leur pratique de réseau en font des acteurs reconnus de la décentralisation. En 1947 naît la première fédération départementale (Loiret), puis en 1967 a lieu le premier Congrès national, rassemblant des représentants de 120 centres sociaux. En 1971, la Caisse Nationale d’Allocations Familiales (CNAF) décide d’étendre sa prestation de services aux centres sociaux, décision confirmée par la circulaire de 1984, qui fixe les conditions de l’agrément des centres par les Caisses d’Allocations Familiales (CAF) locales. De son côté, le FCSF crée le SNAECSO (syndicat employeur), qui marque le début de la professionnalisation des acteurs des centres sociaux. En 2000, la FCSF adopte une Charte des centres sociaux et socioculturels fédérés qui détermine leur action et leur expression publique.

Structure de proximité et foyer d’initiatives portées par des habitants, le centre social est accompagné par des professionnels, capables de définir et de mettre en œuvre un projet de développement social pour l’ensemble de la population d’un territoire.

Les 3 valeurs fondatrices des centres sociaux :

• Dignité humaine
• Solidarité
• Démocratie

Aujourd’hui, les centres sociaux peuvent être municipaux, associatifs ou gérés par la CAF.

Le centre socioculturel « Etincelles »

Suite à la fermeture brutale de l’Assofac, association du quartier qui assurait le rôle d’un centre social, les associations et parents du quartier se sont réunis car ils avaient la volonté de faire connaître leurs besoins et leur projet afin de faire évoluer le quartier dans lequel ils vivent.

Au départ, les habitants visaient l’insertion des jeunes du quartier Réunion Père Lachaise puisqu’ils ne bénéficiaient plus de lieux où se retrouver, ils erraient dans les halls des bâtiments, étaient en échec scolaire et il existait des actes de délinquance. Par la suite, les habitants ont souhaité élargir leur champ d’action et intégrer les adultes et les familles à leur projet.

Ils ont alors décidé de présenter leur projet social à la CAF de Paris et afin d’avoir une existence juridique propre, les habitants du quartier ont créé l’association Dumas Réunion le 27 mai 2005.

2007, le premier agrément

Le premier agrément délivré par la CAF est valable jusqu’en 2009. Le projet présenté par Etincelles décline les objectifs du centre social sur la base d’un diagnostic du territoire : c’est ce qui est dénommé le « projet social » du centre. Ce projet social a été renouvelé dans un 1er temps pour les deux années 2010-2011. En septembre 2011, le nouveau projet social 2012 – 2014 a été accepté par la CAF de Paris.

Entre 2006 et 2009, les locaux du 93 rue Alexandre Dumas et du 34 rue de la Réunion sont investis pour les activités. En 2009, Etincelles s’agrandit en obtenant de nouveaux locaux regroupés dorénavant au 65, au 78 rue des Haies et au 34 rue de la Réunion à l’aide de la Mairie de Paris.

Certains habitants du quartier ne se sentaient pas forcément concernés par les actions d’Etincelles, compte tenu de l’appellation « social » du centre. En 2010, le centre social a changé sa dénomination, devenant centre socioculturel afin d’étendre ses actions en direction des différents publics et ainsi permettre une mixité.